Les dernières photos d'Angleterre

Voilà, comme le titre le dit si bien, je vais clore maintenant le chapitre british avec quelques dernières photos en vrac de mon séjour là-bas !
Et comme précédemment annoncé il n'y aura donc plus d'articles pendant un moment ; c'est un blog voyage et avant de retourner en vadrouille je vais devoir trouver un travail (Ben oui, je suis pas rentière !), un logement pour poser mes cartons et rééquilibrer cette vie de vadrouille tranquille dont je profite depuis deux ans mais qui aujourd'hui me fatigue.






































Travailler en tant que bénévole dans un Charity Shop



J'ai passé un mois a travailler, deux à trois jour par semaine, de 10h à 15h, dans un Charity Shop en Angleterre.
Bon, déjà, si vous ne savez pas ce qu'est un Charity Shop, j'explique tout .

Je m'y suis pris tard et je le regrette, parce que c'était vraiment génial et j'ai trouvé là le boulot de mes rêves (même si bon, c'est pas un boulot, c'est du bénévolat ^^). Le Charity où je travaillais est un Bernado's : ça vient du nom du médecin qui a créé l'organisation, en 1866, pas tout jeune donc ! Bernado's à commencé par ouvrir une école pour les enfants pauvres, les orphelins, pour leur donner accès à l'éducation à eux aussi. Il a également ouvert un orphelinat et à sa mort il y avait une centaines de lieux créé pour aider les enfants. L'organisation s'occupait des tutelles et des adoptions, puis les orphelinats ont fini par fermer.
A l'heure actuelle, Bernado's centre son activité sur la diminution de la pauvreté mais vient aussi en aide aux enfants handicapés, qui sont atteint du sida, qui sont SDF, atteint de maladies mentale mais aussi d'enfants victimes d'abus sexuels.
La "patronne" actuelle de cette organisation caritative n'est autre que la reine, Elisabeth 2 !

Et pour quitter le côté histoire, concrètement, on fait quoi quand on est bénévole dans le charity shop d'une organisation ?
Parce que moi j'étais bien dans un magasin Bernado's et non pas sur le terrain !
J'étais donc dans un magasin qui récolte les dons matériels et essais de les vendre dans le but de récolter de l'argent qui sera ensuite reversé à l'association pour venir en aide aux enfants. Alors moi, mon rôle, c'est de récupérer ces dons, les trier, voir ce qui est ou non vendable, les nettoyer pour les objets, les repasser pour les vêtements, les étiqueter et les mettre en magasin.
Pour ce qui n'est pas vendable, on fait des sacs, ces sacs seront à nouveau trié pour savoir ce qui peut être donné à des SDF et voire parfois envoyé dans des pays pauvres. Pour ce qui est vraiment en mauvais état, ça part au recyclage.
Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme.
(C'est tout ce qu'il reste de mes cours de chimie, pardon monsieur Dedier.)



Fille Au Pair : BILAN


Voilà, je suis rentrée, l'aventure anglaise est terminée !

 Il y a onze mois, je venais d'arriver en Angleterre pour vivre l'expérience de fille au pair et découvrir ce beau pays, la première semaine de mon arrivée je vous écrivais un article sur comment devenir fille au pair, aujourd'hui c'est terminé et, une semaine après mon retour en France, je voulais vous écrire le bilan de ces derniers mois !

Pour ceux qui auraient perdu le fil, j'ai vécu 4 mois à Londres puis 6 mois à Flawborough, un petit village à côté de Nottingham.

Mon premier "contrat" en tant qu'au pair était donc à Londres, dans une famille afghane un papa, une maman et une petite fille de 4 ans.
Dans ce contrat là, nous avions signé pour un 35h (horaires fixes notés et jours de congés notés aussi) avec beaucoup de temps libre, une petite paye mais on me certifiait que c'était amplement suffisant et qu'avec ça je pouvais mettre de côté comme les anciennes au pair (40£/semaine, notez que le minimum légal est 50£ ce que j'ai appris en cours de route), peu de ménage, peu de préparation de repas, un téléphone. Comme tous parents qui aiment leurs enfants ils me parlaient de leur fille comme étant la plus merveilleuse du monde, facile à vivre, adorable etc.
Comme vous le savez donc, j'ai rompu ce contrat biiiiien avant la fin.
Je faisais beaucoup plus qu'un 35h, on me demandais de travailler pendant mes jours de repos, je faisais les repas aux parents, la lessive des parents, je leur faisait même le lit après qu'ils soient partis au travail, le matin j'avais droit à une liste de tout le ménage que je devais faire dans la journée ce qui m'empêchait souvent de pouvoir sortir faire un tour pendant que la petite était à l'école, je faisais donc du ménage sur mes heures de repos car il fallait faire la poussière et l'aspirateur tous les jours. 40£ par semaine ce n'est vraiment pas suffisant quand on vit à Londres, je l'ai appris à mes dépens et ai du généreusement piocher sur mon compte en France pour pouvoir faire les visites que je voulais faire (Oui parce que ce n'est pas pour garder des enfants que je suis venue à Londres mais bien pour visiter, garder des enfants je peux aussi bien le faire en France !). Londres est une ville très chère, les transports en commun sont hors de prix (bien plus cher qu'à Paris), certaines visites sont gratuites mais les payantes rattrapent largement la gratuité des autres. Sinon j'avais en effet un téléphone avec le forfait payé par la famille, c'était je crois le premier téléphone de tous les temps, tellement vieux que je savais pas m'en servir au début et le forfait je n'avais pas vraiment le droit de l'utiliser en dehors d'eux (même si j'ai feinté deux trois fois quand je n'avais pas le choix).
Et pour ce qui est de la petite, je me suis retrouvée avec une enfant de 4 ans parfaitement ingérable que je n'avais pas le droit de punir, il m'était aussi interdit d'élever le ton, autrement dit, je devais la laisser faire ses crises et attendre qu'elle ait terminé à chaque fois. C'était fatiguant et impossible. Et des crises ont lui donnait souvent l'occasion d'en faire car elle n'avait droit qu'à 30 min de télé par jour, alors quand on coupe en plein milieu du dessin animé c'est la cata, elle était obligée de manger des tranches de tomates ou concombre cru si elle voulait avoir le droit de manger ses pâtes, elle devait apprendre à écrire, à lire, à compter, à situer les pays etc (4 ans, je le rappelle...). Bref un enfer, les journées étaient terriblement longues. Et du coup, elle était extrêmement en avance pour ça par rapport a un enfant de 4 ans mais extrêmement en retard et très "bébé" pour d'autres choses.
J'ai donc fini par partir, ce qui n'a pas du tout plu à la famille, deux jours après mon retour en France j'ai reçu un mail incendiaire et très très long (je n'en ai pas lu la moitié j'ai préféré directement le supprimer quand j'ai compris de quoi il s'agissait), ils avaient piraté mon compte FB et avaient lu toutes mes conversations avec mon meilleur ami et tout mes autres amis. J'avais eu le malheur de me confier en disant à quel point j'en avait marre, je racontais tout ce que je faisais et que je n'avais pas à faire et tout ce qui m'énervait (l'éducation de la petite, ramasser leur linge salle dans la SDB etc... et quand on papote avec son meilleur ami on se moque et on critique pour essayer de se faire rire). Dans ce mail donc je me faisais insulter et rabaisser.

Bref, merci l'expérience au pair pourrie.
Pourtant je n'ai pas voulu rester sur cet échec et j'ai trouvé une nouvelle famille pour continuer l'aventure.

Mon deuxième "contrat" était à Flawborough dans une famille écossaise/irlandaise avec une maman, un beau papa, une fille de 13 ans et une de 15 ans.
Pour ce contrat pas d'horaires fixes, les parents partaient toutes les semaines en écosse pour le travail je devais donc gérer tout durant leur absence. Tous les week-ends de repos, une voiture à moi, une paye plus conséquente (90£/semaine), peu de ménage, peu de repas à faire, des toilettes rien qu'à moi, une wifi rien qu'à moi, un téléphone.
J'ai également fait très peu de ménage et très peu de cuisine, la paye à toujours été respectée quoi que j'ai du la réclamer quasiment toutes les semaines car ils "oubliaient" de me payer. Elle devait arriver le vendredi et je l'avais souvent le mercredi de la semaine suivante, pas vraiment facile de s'organiser ! Ils m'avaient promis de me payer le billet d'avion, ce qu'ils ont aussi "oublié" de faire. J'ai effectivement eu tous mes week-end de libre mais quelques fois on m'a demandé d'aller faire un allé-retour en voiture pour amener les filles quelque part ou déposer un des parents à Newark, dont deux fois où ils sont venu me réveiller à 7h du matin pour me demander d'être prête à les conduire dans 5min... Moyen.
Pour ce qui est de la voiture, elle n'était pas à moi comme il était écrit dans le contrat car je devais demander à chaque fois que je voulais l'utiliser et dire où je voulais aller avec, sachant qu'on m'a répondu non plusieurs fois (joyeux 25 ans Evee l'indépendante). Parfois je partais avec et ils me téléphonaient pour me demander de revenir car ils avaient besoin de la voiture (ils en avaient une autre hein).
J'avais un téléphone (un smartphone cette fois youpi !!) mais je devais payer le forfait moi même, ce que j'ai arrêté de faire au bout d'un moment car je n'utilisais le téléphone que pour eux. Les toilettes n'ont jamais été rien qu'à moi, la wifi non plus, qui était parfois inutilisable car les filles regardaient des films, la communication Skype avec ma famille ou mes amis à parfois été carrément impossible.
Mais ce qui à été le plus contraignant dans cette famille c'est qu'on ne me calculait pas, je devais être dispo pour conduire tout le monde mais le reste du temps je ne devais pas être dans les pattes, je ne devais pas faire de bruit quand je me faisait à manger dans la cuisine, je ne devais pas passer trop de temps dans la salle de bain etc... Et pour ce qui est des deux ados, l'une ne pouvait carrément pas me blairer, l'ado typique à te contredire tout le temps, à t'ignorer joliment, te donner des ordres et d'une impolitesse hallucinante (je ne sais toujours pas si elle sait prononcer les mots "s'il te plait", "merci", "bonjour", "au revoir"). Je pense que la seconde ne m'aimait pas non plus mais elle était bien plus polie et agréable, ça rendait donc les choses plus simples avec elle.
Ce qui était aussi difficile c'est que c'était des gens très irrespectueux qui parlaient en criant, mettaient la télé ou la musique à fond et claquaient les portes, même très tard le soir et très tôt le matin, j'étais donc sans arrêt réveillée en sursaut. En journée je n'arrivais jamais à me détendre quand j'étais à la maison car ils frappaient à ma porte n'importe quand pour me demander d'aller les conduire à tel ou tel endroit, ce qui fait que j'étais toujours prête (habillée, maquillée, coiffée...) au cas où. Au début je ne le faisais pas et je me suis retrouvée plusieurs fois à devoir m'habiller et me maquiller en 2 minutes, à abandonner mon thé chaud et ma série, à retirer le masque que je venais de m'appliquer sur le visage. Quand j'ai compris comment ça marchais chez eux, j'ai fait en sorte d'être toujours plus ou moins prête ! Bon excepté quand on vient me réveiller un samedi matin, là j'étais vraiment à l'ouest.

C'était donc 6 mois pas vraiment agréables.


Et le bilan alors ?

Je suis TROP contente d'avoir pris la décision de partir faire fille au pair en Angleterre, et, après mon premier échec, d'avoir cherché une autre famille !

Oui, fille au pair c'est un "métier" pourri, le pire que j'ai pu faire ; nous n'avons pas d'horaires fixes, on peut nous demander n'importe quoi n'importe quand, on vit chez les patrons donc on ne déconnecte jamais du travail et on est toujours en attente qu'on toque à notre porte pour nous demander quelque chose...
Mais j'ai vécu en Angleterre, j'ai appris à parler et à comprendre l'anglais, j'ai rencontré plein de gens, j'ai visité énormément d'endroit, j'ai partagé ça avec mes amis qui sont venus me rendre visite, j'ai grandi, j'ai appris, j'ai changé, j'ai pu faire du bénévolat et me prendre pour une pirate en quête du trésor ultime, j'ai découvert les pubs, les fish&chips, j'ai conduis à gauche, j'ai fait des choses absolument dingues, j'ai arrêté d'avoir peur, j'ai pris confiance en moi.
Et plus que tout, je me suis fait une véritable amie.

En définitive, 2015 était le début d'année le plus pourris de toute ma vie et je l'ai finalement terminé en beauté, j'ai rencontré Londres, une ville dans laquelle je me suis sentie chez moi, Londres est la plus belle découverte de toute ma vie, j'ai eu un coup de cœur pour cette ville, j'en suis littéralement tombée amoureuse et je compte bien y retourner régulièrement. Ensuite j'ai découvert un tout autre mode de vie dans la campagne anglaise et ses jolis paysages tout verts, j'ai marché dans la ville de Robin des Bois, j'ai passé des heures dans des Charity Shop, je me suis promenée dans la campagne, j'ai caressé des alpagas, je me suis faite tatouer.

Je peux alors dire que je commence 2016 en beauté, parce que même si la première partie vous à dépeint à quel point c'est nul d'être fille au pair, je n'en garde que le positif, et le positif est immense ! Le négatif se transforme en blague, en anecdotes, en rires, c'était long et difficile sur le moment, parfois moralement usant, mais maintenant c'est terminé, une ligne de plus sur mon CV et plein plein d'album photo à monter !

Londres


Wahou bravo Evee qui se décide à mettre en ligne la vidéo de Londres 5 mois plus tard...

La voici donc, et si vous vous demandez pourquoi j'ai mis une chanson indienne en deuxième partie c'est parce que c'est LA chanson que j'ai écouté en boucle tout le long de mon séjour là bas :) Et d'ailleurs il y a une certaine logique à ça car cette chanson est extraite d'un film magnifique qui se passe en grande partie à Londres.

Sur le blog c'est en tout petit et je ne sais pas si on peut changer la qualité de la vidéo alors au cas où je laisse le lien où se trouve cette vidéo sur Youtube : .

See you later, alligator


Vous avez bien remarqué que j'étais moins présente ici.

Simplement que j'ai décidé de consacrer ce blog à mes voyages, mes découvertes, mes bonnes adresses et mes ratés.

C'est pourquoi, parfois, il y aura un nouvel article tous les jours, et d'autres fois, plus rien durant plusieurs mois. Je suis actuellement toujours en "voyage" puisque je suis encore en Angleterre, j'ai moins à partager car j'ai déjà énormément visité et montré tout ça sur ce blog !
Mais j'ai encore deux-trois sujets à aborder et surement des photos à venir avant mon retour en France. Ensuite ce blog risque d'être délaissé pendant un moment, le prochain voyage étant en attente dans un coin de ma tête mais loin d'être prévu puisque je vais devoir me consacrer à trouver un travail, un logement et renflouer un peu les comptes, qui se sont bien vidés en visitant l'Angleterre (et ses magasins...) ! Donc à mon retour, j'aurais l'esprit ailleurs que dans les voyages.

Mais à très vite ici, pour quelques photos avant mon retour, le 30 mai !



Les centres d'antiquités


Voilà, j'avais dit que j'en parlerait, alors c'est partit !

J'avais déjà plus ou moins expliqué, mais en fait, c'est juste des brocantes. Mais au lieu d'être un magasin d'antiquité comme en France, ce sont des immenses magasins remplis de petits magasins. Du coup c'est plutôt labyrinthique et charmant, j'adore m'y perdre et y passer des heures.
Au début, d'extérieur, je ne comprenais pas. Des fois j'y passais devant sans les trouver puis j'ai fini par les repérer. Car les façades, surtout à Londres, sont très banales et ressemblent à de simples magasins, avec des vitrines, et on dirait que c'est tout petit, ou alors, comme pour celui que je présente ici, à des grands bâtiments type usine désaffectée. Puis quand on y entre, ça n'en finit pas ! Notamment ceux de Portobello Road qui m'ont fait rêver. La première fois que j'y suis allée je pensais que ce marché se résumait à ce qu'on trouvait dehors, mais en fait, quand on passe les petites portes des magasins qui longent cette rue, c'est un peu comme si tu entrais dans le placard pour aller à Narnia.

Donc c'est seulement la présentation qui diffère, pour le reste, c'est comme en France, on y trouve des bijoux, des tableaux, des objets qui n'existent plus... C'est cher et trop cool, ça sent le vieux et on tombe sur des choses absolument merveilleuses qu'on veut ramener chez sois mais qu'on peut pas parce que d'un, ça coûte un bras, et de deux, on a pas vraiment de chez sois, alors le vaisselier jaune poussin ou le secrétaire aux milles tiroirs secrets, on l'oubli.
Voilà.

Souvent, les photos y sont interdites mais quand on fait la touriste qui comprend pas et qui est très désolée, ça passe.


















Un casse noix très original...